Accueillir les visiteurs : présentez votre troupeau en toute sécurité

farm tour biosecurity using boot covers during the 2024-25 BCRC beef researcher mentorship

Accueillir des visiteurs dans votre exploitation bovine pour des visites guidées, des ventes ou simples observations du troupeau est un excellent moyen de créer des liens et de raconter votre histoire, mais cela ouvre également la porte à un risque sérieux : les maladies. Chaque visite – qu’il s’agisse de voisins, de touristes ou de membres de la famille – comporte un risque d’introduction ou de propagation de maladies vers ou depuis votre exploitation.

De bonnes pratiques de biosécurité permettent de gérer ces risques tout en réduisant la probabilité que des maladies se propagent au niveau du troupeau, à l’échelle nationale, voire internationale. Il est important de comprendre pourquoi la biosécurité est essentielle lors des visites, ainsi que les mesures à mettre en place avant, pendant et après les visites pour minimiser les risques.

La biosécurité est la responsabilité de tous, qu’il s’agisse des agriculteurs, des organisateurs de visites ou des visiteurs. Une visite de ferme est une excellente occasion de mettre en avant les bonnes pratiques de biosécurité et de souligner le rôle essentiel que nous jouons tous pour préserver la santé des bovins et des habitants du Canada.

Pourquoi la biosécurité est importante pendant les visites

Des mesures de planification et de précaution en matière de biosécurité doivent être mises en œuvre pendant les visites afin de limiter la propagation potentielle de maladies à votre bétail. Cela aide non seulement à protéger contre les maladies graves à déclaration obligatoire et limitant les échanges commerciaux, telles que la fièvre aphteuse, mais contribue également à réduire la propagation de maladies endémiques, comme la diarrhée virale bovine (DVB).

Les visites guidées ouvrent diverses voies d’entrée aux maladies : par le biais des personnes, des véhicules, des animaux et du matériel. Parmi les visiteurs peuvent se trouver des personnes ayant récemment été en contact avec du bétail ou qui ne sont pas sensibilisées aux mesures de biosécurité à la ferme.

Il est également important d’assurer la sécurité des visiteurs. Les agents pathogènes zoonotiques peuvent provoquer des maladies tant chez l’homme que chez l’animal ; parmi les exemples les plus connus, on peut citer E. coli et la dermatophytie.

Maladies à déclaration obligatoire : les maladies qui présentent un risque important pour la santé humaine ou animale, ou pour l’économie canadienne. Elles ne sont généralement pas présentes dans l’industrie. La loi impose de signaler immédiatement tous les cas suspects à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) afin que des inspecteurs mènent une enquête.

Maladies endémiques : les maladies qui sont déjà présentes dans l’industrie et qui peuvent survenir de manière récurrente.

Maladies zoonotiques : les maladies qui peuvent se transmettre des animaux aux humains. Elles peuvent être endémiques ou à déclaration obligatoire.

Source: Government of Canada

farm tour with Beef Researcher Mentorship participants 2018

Avant la visite guidée

Une bonne planification est essentielle pour garantir une visite réussie et sûre à la ferme. Avant d’accueillir les visiteurs, prenez le temps d’évaluer les risques et de mettre en place des mesures concrètes pour les réduire. Considérez les étapes de planification suivantes avant la visite :

  1. Évaluez le niveau de risque.
    • Tenez compte du type et de l’âge du bétail présent actuellement dans votre exploitation. Les bovins stressés ou jeunes sont généralement plus à risque que les animaux plus âgés. Par exemple, avez-vous récemment reçu un lot de veaux fraîchement sevrés à haut risque ?
    • Réfléchissez à la provenance des visiteurs. Les visiteurs ont-ils été en contact avec du bétail dans plus d’une exploitation ? Ont-ils manipulé du bétail malade au cours des 14 derniers jours (risque élevé), ou n’ont-ils eu aucun contact avec du bétail au cours des 14 derniers jours (risque faible) ?
    • Pour les visiteurs internationaux, demandez-leur s’ils ont été en contact avec du bétail au cours des 14 derniers jours afin de prévenir l’introduction de maladies à déclaration obligatoire, comme le recommande l’ACIA.
    • Identifiez les zones à haut risque de votre exploitation, telles que les étables de mise bas, les zones de stockage des aliments pour animaux ou les enclos pour animaux malades.
    • Déterminez l’objectif de la visite. Implique-t-elle un contact avec le bétail (risque élevé), ou les visiteurs resteront-ils dans un véhicule pendant la visite (risque faible) ?
  2. Définissez des limites et des circuits.
    • Prévoyez un point de rendez-vous spécifique et désignez des emplacements de stationnement éloignés des enclos à bétail et des points d’alimentation et d’abreuvement afin d’éviter toute contamination.
    • Prévoyez un circuit de visite bien défini. Envisagez de visiter les animaux les plus jeunes et les plus vulnérables avant de passer aux animaux plus âgés.
    • Évitez autant que possible la manipulation des animaux et les zones à haut risque, comme les étables de mise bas ou les enclos pour animaux malades.
    • Installez une signalisation simple et claire, telle que « Arrêt — Zone biosécurisée » ou « Zone propre uniquement », pour aider les visiteurs à comprendre et à respecter les zones d’accès restreint. Les panneaux peuvent être imprimés sur place ou achetés auprès de magasins de fournitures agricoles, d’associations bovines provinciales ou de la boutique en ligne Verified Beef Production Plus.
  3. Préparez l’équipement de protection personnelle (EPP) ainsi que les produits de nettoyage et de désinfection.
    • Veillez à ce que des couvre-chaussures jetables ou une station de lavage des chaussures soient à la disposition des visiteurs.
    • Choisissez des couvre-chaussures durables et imperméables qui ne se déchireront pas facilement dans les enclos ou les zones boueuses.
    • Installez des stations de lavage ou de désinfection des mains aux points d’entrée et de sortie.
  4. Communiquez vos attentes avant l’arrivée.
    • Assurez-vous que les visiteurs savent ce que vous attendez d’eux et ce qui est exigé (par exemple, des vêtements et des chaussures propres).
    • Fournissez aux visiteurs les informations relatives au lieu de rendez-vous et au stationnement avant leur arrivée. Dans la mesure du possible, remettez-leur une carte ou des indications détaillées.
    • Expliquez-leur simplement pourquoi ces mesures sont importantes et à quoi ressemble la biosécurité dans votre exploitation.

Pendant la visite

Les fermes et les ranchs peuvent mettre en place un protocole standard de biosécurité. Voici un bon point de départ pour ce plan :

  • Tenir un registre des visiteurs indiquant leurs noms, les dates de visite et leurs coordonnées.
  • Se désinfecter ou se laver les mains dès l’arrivée.
  • Demander aux visiteurs de suivre le circuit prévu et de respecter les zones d’accès restreint.
  • Fournir des couvre-bottes à tous les participants.
  • Si le lavage des chaussures est utilisé à la place des couvre-chaussures jetables, veiller à ce que des brosses, des désinfectants et de l’eau propre soient disponibles.

Meilleures pratiques pour le lavage des bottes

  • Utilisez une brosse dure pour éliminer tous les débris visibles.
  • Rincez et séchez les chaussures.
  • Appliquez une solution désinfectante en respectant les instructions figurant sur l’étiquette et le temps de contact indiqué.
  • Laissez les chaussures sécher avant d’entrer dans les zones propres.
  • Rappelez aux visiteurs de ne pas toucher le bétail, les mangeoires ou les abreuvoirs, et d’éviter tout contact direct avec le fumier ou la litière.
  • Prévoyez du personnel ou des bénévoles pour aider à veiller au respect des consignes et répondre aux questions ; cela permet également de rendre la visite captivante et de la garder sous contrôle.
BCRC boot disinfection guide
Click to download boot disinfection guide.

Après la visite

  • Demandez aux visiteurs de se désinfecter ou de se laver les mains avant de partir.
  • Désinfectez toutes les zones à haut risque ou très fréquentées après la visite. Il existe de nombreux désinfectants efficaces. Demandez conseil à votre vétérinaire pour savoir quel produit convient le mieux à votre situation.
  • Jetez de manière sûre les couvre-bottes et le matériel de nettoyage utilisés.
  • Conservez votre registre des visiteurs pendant au moins 12 mois.
  • Effectuez des évaluations d’état de santé sur les groupes d’animaux susceptibles d’avoir été en contact avec les visiteurs et contactez votre vétérinaire si vous avez des inquiétudes.
  • Faites le point sur ce qui a bien fonctionné et sur les points à améliorer pour les prochaines visites.
red and white cow behind fence in foggy winter

Pour en savoir plus sur l’importance de la biosécurité dans votre exploitation, y compris des informations sur l’équipement de protection personnelle (EPP) recommandé pour toute personne en contact avec le bétail, consultez la  page Web du BCRC sur la biosécurité.

La biosécurité à la ferme n’a pas besoin d’être compliquée. Des mesures simples et proactives peuvent grandement contribuer à protéger votre troupeau de bovins, votre moyen de subsistance et l’ensemble de l’industrie de l’élevage. En planifiant à l’avance, en définissant clairement les attentes et en tenant des registres, vous pouvez accueillir des visiteurs en toute confiance, tout en garantissant que votre visite soit sûre et agréable pour tous.

Pour en apprendre davantage :

Le partage ou la réimpression des publications du BCRC sont les bienvenus et sont encouragés. Veuillez mentionner le Beef Cattle Research Council, fournir l’adresse du site Web, www.BeefResearch.ca/fr, et nous faire savoir que vous avez choisi de partager l’article en nous envoyant un courriel à info@beefresearch.ca.

Le BCRC est financé par une partie du prélèvement national sur les bovins de boucherie.

Vos questions, commentaires et suggestions sont les bienvenus. Contactez-nous directement ou lancez une discussion publique en publiant vos idées ci-dessous.

Meet the Council: Flexibility and Creative Solutions Provide Opportunity for These Beef Stakeholders

The Beef Cattle Research Council (BCRC) is made up of producer members from across Canada, appointed by each of the provincial beef organizations that allocate part of the Canadian Beef Cattle Check-Off to research. The number of members from each province is proportional to the amount of provincial check-off allocated to research.

The following is part five in a series to introduce you to this group of innovative thinkers that set BCRC’s direction by sharing practices, strategies, or technologies that they have integrated into their own operations. Read part onepart two, part three and part four of this series. 

Regardless of what Canadian region beef producers are from, creative marketing strategies can help farmers profit as much as possible when they sell their cattle.

Beef Cattle Research Council member Lee Irvine and family at home on the farm

Keeping Things Flexible
Lee Irvine – Alberta

Lee Irvine and his family raise cattle outside of Cochrane, Alberta. They purchased their new place just over a year ago and are still working on getting things transitioned from what was primarily a horse facility back to a working cattle operation. Their new place is 80 acres of pasture and they also have some lease land with Lee’s family that they run cattle on.

Lee works off the farm in the auction industry so having a production system that can accommodate his schedule is important. They choose the class of cattle that they run based on current markets and opportunities on their farm. This year they have been running grasser cattle.

One of the challenges Lee faced when moving to the new place was that the pasture — which includes some brush and grassland — had not been grazed in five or six years. This left a pasture where the litter was abundant and a lot of what was available was dead grass with low nutritional quality. Their goal for the first year running cattle was to get the pasture grazed down so that it could be better utilized in a rotational system in the future. This spring cattle were turned out to graze what they could as well as trample down the overgrown pastures. After adding fencing around the paddocks, Lee and his family rotated cattle through the two pastures, quickly at first and then slowed their movements through the summer as the pastures became more manageable.

When it comes to infrastructure, Lee chose free-standing panels over wood corals for flexibility and their resale ability. Lee pointed out that while permanent corals can become almost a liability when it comes to selling a place, free standing panels hold their value. Lee also chose free standing panels because it allowed for more trial and error as they set things up. “If we set up a system and notice the cows aren’t flowing through the way we want, or that they want to go out a certain corner we can just add a gate or panel to make things smoother for everyone,” he said.

Lee also likes the flexibility of a panel system. Using panels, he has the option to move where his handling facilities are located or change the whole system to suit what they are doing. It is easy to rearrange panels to build anything from a branding trap to a loading chute meaning they are not tied to doing something the way their facilities dictate.

Having a flexible attitude has been just as important as a flexible handling system. Lee points out that moving to a new place has given him the opportunity to set things up in a way that works for their family. Lee also points out that the system or class of cattle that work for them right now might not work in the future and the willingness to adopt to new ideas or opportunities is key. As they have been getting their place established, Lee has found it important to read and chat with other producers around what they are doing and what has worked or not worked for them in the past.

Nathalie Côté, Beef Cattle Research Council member at large

Increasing Producer Adoption Through Multiple Approaches
Nathalie Coté- Québec

Nathalie Coté is the ex-officio council member that represents Les Producteurs de bovins du Québec. While Nathalie is not a beef producer herself, she works closely with producers through her role as an agrologist and with the Verified Beef Production Plus (VBP+) program.

The VBP+ program is a national program that enables certified beef cattle operations to prove to consumers and retailers that their operation adheres to the highest standards for food safety, animal care and environmental stewardship.

Nathalie has played a key role in reaching a broad range of producers who have decided to participate in the VBP+ program over the past year. Nathalie says that the success of the program has been due to several new initiatives and opportunities.

The first step was that they had both a dedicated staff as well as monetary support to help build the program. Nathalie and her team were able to offer in-person workshops, individual workshops over the phone, as well as online workshops. This allowed producers to choose their method of training and provided solutions that could work for most. Being flexible with how they offered training and thinking outside the box has helped to ensure all producers could have access to training.

Working directly with producers has been key to the success of Nathalie and her team. While she points out there is value to general advertising and promotion, the real changes start taking place when they can get one-on-one with producers to discuss their individual operations. She says that when they can walk producers through sample records and what the program looks like they are better able to see how it could work on their farm. Most producers quickly see that they are already doing many of the recommended practices. Formal participation in the program was simply about keeping records on the practices they were already doing.

Another thing Nathalie says that lead to increasing engagement with producers was partnering with other groups and organizations that were already involved with producers. This allowed them to increase awareness of the VBP+ program as well as build upon already existing events to provide training or interact with producers.

The commitment of end users such as packers, supply chains and restaurants has led to increased demand for VBP+-certified beef products which has also helped drive an increase in producer uptake.

For more information on the Verified Beef Production program including if it is a good fit for your operation check out: http://www.verifiedbeef.ca/

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VBP+ welcomes $602,250 CAP funding to support program advancement

VBP+ NEWS RELEASE

For Immediate Release
July 12, 2019

The Verified Beef Production Plus (VBP+) program, under the umbrella of the Beef Cattle Research Council, a division of the Canadian Cattlemen’s Association (CCA), welcomes the investment of $602,250 from the Canadian Agriculture Partnership (CAP) Agri-Assurance program, announced Wednesday by Minister of Agriculture and Agri-Food Canada Marie-Claude Bibeau.

These funds will be directed to multiple VBP+ activities, including

  • training platform modifications to meet educational demands by producers for continuous improvement in sustainability,
  • increased database capacity and functionality by automating processes where practical and ensuring growing demand is met while adding value and minimizing the cost of the verification process for producers,
  • advancing assessments of equivalency with existing industry programs to provide more value to producers who move through the verification process, and
  • developing a system to determine the impact of training on changes in sustainable production practices.

“By advancing the development of our training resources for cattle producers, enhancing our database capabilities and establishing equivalency with similar quality assurance programs and training platforms, Verified Beef Production Plus (VBP+) services will be cost-efficient while delivering the greatest value to all Canadian beef producers,” said Cecilie Fleming, Chair of the VBP+ Management Committee and a cattle producer near Granum, Alberta.

The expansion of the VBP+ program to meet growing demands and continue advancing sustainability efforts by the industry are expected to increase market demand and consumer confidence in the beef sector.

This funding is part of a recent announcement by Minister Bibeau at the Calgary Stampede of an $8.3 million investment for six projects in Canada’s beef value chain. Of that, a total of $1.7 million is directed to two of the CCA’s operating divisions: $602,250 in funding for VBP+ and $1.1 million for the Canadian Roundtable for Sustainable Beef.

For more information contact Shannon Argent, VBP+ Business Manager at argents@beefresearch.ca or call 403-818-7415.

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Lost profits: Injection site lesions cost the industry $1.63 million: New Videos

Injection site lesions visible on the carcass surface have increased to nearly 14% of non-fed cattle and 8% of fed cattle. Even in areas that are inches away from injection sites can result in tissue damage causing tougher meat and lower eating quality. As a result, injection site lesions cost the industry $0.56/head or $1.63 million in 2016. That’s up considerably from 0.21/head or $662,951 in 2011.

What do you need to know?

Animals should be properly restrained to ensure the safety of both yourself and the animal. This will also give greater access to the neck area to improve delivery accuracy and reduce the risk of broken needles.

Use subcutaneous (below the skin) when possible versus intermuscular (into the muscle) when administering injections. Intermuscular injections generate a greater risk of developing a reaction to the treatment and can create injection abscesses and bruising.

It is recommended to deliver only 10 mL of treatment per injection site. Although, antibiotics such as penicillin may require multiple injections per dose. To do this, deliver the treatment in the soft tissue area between the spine, shoulder and neck veins which forms a triangle. Deliver multiple injections of 10 mL or less about one hand width apart.

Alternatively, injections may be delivered behind the shoulder blade by tenting the skin and injecting in a downward motion. It is best to avoid injections in the hip region.

Avoid delivering treatments in an area with mud or tag on the hide. Injections through areas of tag and debris can introduce bacteria into the injection site and cause a reaction.

In remote locations, animals may be treated using a dart gun. While the darts may hold more than 10 mL, the same rule applies to only give 10 mL per injection site. This method may not be appropriate for treatments that need more than 10 mL per dose. When retrieving the dart make sure that the entire needle has been removed.

Multi-dose needles should be changed every 10-15 animals or when dull, burred, or bent and should be changed before every new drug or vaccine.

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