En route vers la saison des ventes de taureaux : sept étapes clés pour acheter le bon taureau
L’achat du taureau idéal peut rapidement vous permettre d’atteindre vos objectifs de production. Cependant, l’achat du taureau idéal ne commence pas le jour de la vente, mais plusieurs mois à l’avance.
Voici sept étapes essentielles à suivre avant d’acheter votre prochain taureau reproducteur :

#1: Établissez des objectifs de reproduction à court et à long terme
Avant de choisir vos taureaux, déterminez les objectifs à court et à long terme que vous souhaitez atteindre pour votre troupeau. Votre programme d’élevage doit être adapté aux ressources, au style de gestion et aux projets d’avenir de votre exploitation.
Par exemple, connaître les caractéristiques que vous souhaitez voir chez vos veaux (p.ex., poids à la naissance plus faible, meilleure croissance, qualité de la carcasse, caractéristiques maternelles, etc.) vous permettra de mieux vous préparer à atteindre ces objectifs grâce au potentiel génétique offert par les taureaux disponibles.
En définissant clairement vos objectifs, vous pourrez prendre des décisions de sélection éclairées et fondées sur les données afin d’améliorer la génétique du troupeau, la rentabilité et la durabilité.
#2: Déterminez les caractéristiques sur lesquelles vous souhaitez vous concentrer
En fonction de vos objectifs, déterminez les caractéristiques à privilégier. Par exemple, si vous élevez des génisses primipares, il est essentiel de sélectionner des taureaux offrant une plus grande facilité de vêlage. En revanche, si vous ne conservez pas de femelles de remplacement et que vous vendez tous les veaux après la phase de semi-finition, envisagez de privilégier le poids au sevrage (WW) et le poids à l’âge d’un an (YW), tout en accordant une importance modérée aux traits liés à la qualité de la carcasse et à l’efficacité alimentaire.
Utilisez les écarts prévus dans la descendance (EPD) pour prédire les performances de la progéniture d’un taureau, en moyenne, par rapport à celle d’un autre taureau. Mettre l’accent sur des EPD spécifiques peut contribuer à accélérer les progrès génétiques, mais il faut éviter une sélection axée sur un seul trait. Envisagez de donner la priorité aux traits économiquement pertinents (TÉP) et d’utiliser des indices de sélection pour regrouper plusieurs traits en une seule valeur.

#3: Ciblez des fournisseurs potentiels de reproducteurs
Tous les taureaux et tous les éleveurs ne sont pas égaux. Tissez des liens avec des fournisseurs de reproducteurs capables de vous expliquer la génétique de leurs taureaux, de vous remettre les données de performance ainsi que les résultats des examens de la capacité de reproduction des taureaux (BBSE). Cela vous permet aussi d’évaluer les pratiques de gestion appliquées à la ferme, car les différences entre les systèmes de production peuvent avoir une incidence sur les performances et sur l’expression des traits.
Les éleveurs dignes de confiance vous aideront à choisir un taureau dont le profil génétique correspond aux objectifs de votre exploitation. Certains peuvent proposer un accompagnement après-vente ou des garanties sanitaires.
#4: Évaluez les taureaux

Il est maintenant temps d’entrer dans les détails. Comparez les taureaux en fonction des EPD que vous avez sélectionnés et de leurs caractéristiques physiques (par exemple, la stature, les pattes, le tempérament).
Vérifiez que chaque taureau a passé avec succès un examen de la capacité de reproduction et que ses vaccins sont à jour. L’évaluation de la capacité de reproduction des taureaux présente plusieurs avantages, notamment des taux de gestation plus élevés, une période de vêlage plus concentrée, la détection précoce des problèmes et une réduction du risque de maladie.
Inspectez visuellement les taureaux afin d’évaluer leur solidité structurelle et leur conformation, qui sont des traits moyennement héréditaires. Ces traits ont une incidence sur la longévité du taureau, son efficacité reproductive, son risque de blessure et son influence génétique sur le troupeau. Les taureaux dotés d’une structure correcte des pattes, des sabots et des articulations peuvent parcourir de plus longues distances, s’accoupler avec plus de succès et éviter la boiterie ou les blessures.
#5: Classez les taureaux
Classez les taureaux en fonction de la mesure dans laquelle ils répondent à vos objectifs d’élevage et à vos critères de sélection. Il peut être utile d’utiliser une feuille de calcul ou un système de notation pour tenir à jour les classements et comparer les principaux traits. L’utilisation d’indices de sélection peut faciliter davantage le classement à cette étape.
#6: Fixez un budget d’achat de taureaux
Il est essentiel de disposer d’un budget. Le prix d’un taureau peut varier entre 2 000 $ et plus de 20 000 $, en fonction de sa génétique, son ascendance et sa réputation.
Utilisez le calculateur de rentabilité des taureaux du BCRC pour estimer le prix au seuil de rentabilité d’un taureau en fonction de la taille de votre exploitation, des coûts d’alimentation, des taux de sevrage et des prix actuels du marché.
Un taureau coûteux peut s’avérer plus rentable à long terme s’il engendre de meilleurs veaux ou s’il reste productif pendant plusieurs saisons de reproduction.
#7: Journée de vente
Que vous achetiez aux enchères ou de gré à gré, la règle est la même : respectez votre plan. Concentrez-vous uniquement sur les taureaux qui ont été préalablement évalués. Évitez les achats impulsifs ou de vous laisser pousser à acheter un animal qui ne correspond pas à vos objectifs ou à votre budget. Si le taureau qui vous convient n’est pas disponible au bon prix, soyez prêt à attendre ou à revoir votre classement.

Conclusions sur la sélection des taureaux
L’achat de taureaux ne se résume pas à feuilleter un catalogue. Il s’agit d’un processus en plusieurs étapes qui commence par de bons registres, des objectifs clairs et une bonne connaissance des traits qui feront progresser votre exploitation. En planifiant et en adoptant une approche rigoureuse, vous pouvez vous assurer que votre prochain reproducteur sera un investissement judicieux.
Remerciements
Nous remercions les personnes suivantes d’avoir consacré leur temps et mis à disposition leur expertise pour la révision de cet article et des ressources associées :
- Karin Schmid, responsable de la production bovine et de la vulgarisation, Alberta Beef Producers
- Chelsey Siemens, spécialiste de la vulgarisation en production animale et fourragère, Ministère de l’Agriculture de la Saskatchewan
- Macy Liebreich, directrice générale, Conseil canadien des races de bovins de boucherie
- Stephanie Lam, directrice de la recherche, Livestock Research Innovation Corporation
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